Mass Effect 2: Verdict galactique

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Mass Effect 2 est un pari risqué. Celui pris par Bioware d’orienter son JDR du côté du shooter pur sans pour autant délaisser les éléments constitutifs de la saga initié par le studio de Montréal. Le passé nous aura aussi démontré que les suites sont souvent moins bonnes que le titre original. Attendu aux quatre coins de la galaxie, Mass Effect 2 parvient-il à offrir une aventure aussi riche que son illustre prédécesseur?


Editeur: Electronic Arts
Développeur: Bioware
Genre: Action/ RPG
Solo: 1 joueur
Multi: 0
Date de sortie: 29/01/2010
Version de test: Commerciale

PEGI: 18+

La réponse pourrait tenir en une ligne, un mot, une onomatopée. Mais ME2 est si riche, si conséquent, qu’il convient de détailler ce qui fait de ME2 ce qu’il est. Mass Effect 2 poursuit le récit fantastique du commandant Shepard, toujours aux prises avec les Geths. D’entrée de jeu, le ton est donné. Ce volet ne fera pas dans la dentelle et sera plus que riche en émotions. Sans trop en dévoiler, les premières minutes du jeu nous place dans le Normandy, le vaisseau de Shephard, à la recherche d’éventuelles pistes de Geths. Mais si les traces de ces derniers sont absentes, un nouvel ennemi apparait, attaquant de plein feu le vaisseau. En moins de deux, la cinématique laisse la place à une phase de jeu nous demandant d’évacuer Joker, pilote du Normandy. Si cette première mission simple est réussie, son issue est en revanche une véritable claque dans la figure, vous plaçant devant une pensée ayant traversé les esprits de tous les gamers : « Et si Shepard mourrait » ? Comme dit plus haut, ce Mass Effect 2 est bien plus riche en émotions, nous faisant vibrer pour les personnages comme rarement vu dans un jeu vidéo.

Après avoir importé mon personnage de Mass Effect 1, je vérifie rapidement si je conserve ses traits, sa classe et son background. Et voilà. Je peux désormais continuer l’aventure avec le même héros, ajoutant à la sensation de persistance du titre. La mission principale de ce second volet est de franchir le relais 4, dont aucun vaisseau n’est jamais revenu. Pour une telle mission au combien suicidaire, il n’en fallait pas moins un homme qui l’est tout autant. Après une cinématique de qualité, on retrouve notre héros revenu d’entre les morts, deux ans après l’attaque du Normandy. Ressuscité par l’organisation Cerberus dont le passif semble aussi trouble que l’homme a sa tête, Shepard devra constituer une équipe loyale, prête à se sacrifier afin de sauver l’humanité.

D'entrée de jeu, le ton est donné. Vous n'en reviendrez pas.

D'entrée de jeu, le ton est donné. Vous n'en reviendrez pas

Vous l’aurez compris, une des forces de ME2 est son scénario que l’on pourrait facilement voir au cinéma dans les plus grosses productions. Un scénario, riche, proposant plusieurs embranchements et dont la clé de voûte est vos choix. Car si dans Mass Effect premier du nom ces derniers étaient présents mais sans réel conséquence. Dans ce second volet, chaque choix affectera profondément votre aventure, le mental de vos coéquipiers et aura même des répercussions dans Mass Effect 3, ultime volet de cette trilogie. Vous n’aurez qu’à hésiter à la fin du titre, pour comprendre ce dont il est question.

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